Magda Saleh, première ballerine égyptienne

Walaa Al-Assrah Samedi 04 Mai 2019-13:46:33 Femme
Magda Saleh, première ballerine égyptienne
Magda Saleh, première ballerine égyptienne

A l’occasion de la Journée internationale de la danse, on fait rappeler au monde des figures féminines réussies, dont parmi elles, la légendaire ballerine Magda Saleh, qui a vu l’apogée de sa réussite dans les années 1960.  Elle était connue comme la première ballerine égyptienne.

Chaque année, un message international est rédigé par une personnalité de la danse mondialement connue. Les objectifs de la Journée internationale de la danse et du message sont de réunir le monde de la danse, rendre hommage à la danse, célébrer son universalité, franchir toutes les barrières politiques, culturelles et ethniques, et rassembler l’humanité toute entière en amitié et paix autour de la danse, le langage universel.

Au cours de changements  dramatiques qui se passaient en Egypte, commençant par le retrait  de l’influence britannique, allant à la Révolution de 1952 et finalement par la guerre d’Octobre 1973, est née la légendaire ballerine Magda Saleh. Bien sûr, tous ces éléments ont influencé son caractère et son trajet artistique comme danseuse de ballet.

La confiance en soi est la vraie clé de la réussite. Elle n’est pourtant pas la seule. Persévérance, patience et talent s’y associent. C’étaient ces atouts pour réussir  et réaliser son rêve.

Au début elle disait qu’elle doit à ses parents  son succès. « Sans eux, le chemin était trop difficile et plein d’embûches. Elle étudiait la littérature anglaise, à côté  d’être danseuse de ballet. Ce qui nécessitait beaucoup d’effort et de volonté.

Elle rêvait de rejoindre la compagnie de ballet attachée au Théâtre Bolchoï de Moscou. A l'époque du ministre de la Culture Tharwat Oukacha, Magda Saleh a performé à l'ancienne Maison d'Opéra du Caire, et fut choisie de participer au Bolchoï. C’était pour elle un miracle.

« Mon premier spectacle était formidable et inoubliable à la fois » à tel point que le président Gamal Abdel Nasser, président de la république à cet époque a décerné l’Ordre du mérite aux danseurs qui étaient tous des Egyptiens.

Elle a pu poursuivre son succès, a pu atteindre le sommet  de sa carrière, et elle est devenue la première ballerine en Egypte. Le fait de l’inviter  de la part du ministère de la Culture soviétique, pour faire une tournée à l’Union soviétique avec son partenaire Abdel Moneim Kamel a bien marqué son trajet et  faisait le point de sa fierté. Elle a participé comme danseuse visiteuse avec la troupe du Ballet Bolchoï.

Avec le départ de la plupart de ses collègues à la Russie  pour poursuivre leur réussite, elle n’avait elle aussi qu’à partir aux Etats Unis, pour obtenir sa thèse de magistère en la danse  de l’Université de Californie, ensuite le doctorat de New York.

En 1983, elle est retournée au Caire pour devenir doyenne du Haut Institut de Ballet, ensuite directrice fondatrice de l’Opéra du Caire, qui a été inaugurée en 1988. Elle habite actuellement avec son mari Jack Josephson.

Elle déclare qu’il existe de nos jours une page sur Facebook nommée « Les ballerines d’Egypte ». Cette page a ravivé, dans les esprits des Egyptiens, la performance des jeunes danseuses ; et ça reflète que l’avenir artistique en Egypte continue toujours à battre ses ailes avec succès.

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